Cette sensation d'être un peu étranger à sa propre vie, la solitude au milieu de la foule, toutes ces tirades, tous ces vers, ces poèmes et ces phrases.
Bullshit.
Personne n'est jamais seul.
Assez rigolé bande de sales gosses. Maintenant on joue cartes sur table.
Ce vieil homme à la trompette cabossée, il me l'avait déjà dit. Trop tôt j'imagine. Lâcher prise, et admirer.
Il est temps, les enfants. De comprendre que s'il pleut, c'est pour que les fleurs poussent, et que si le ciel est bleu, c'est pour qu'il soit plus beau.
Et ça marche, non ?
Tout ça est un peu comme un poisson sans bicyclette , vous ne trouvez pas ? En même temps moi jm'en fous, je retourne dans le Massachussets avec la musique à fond. Je passe par la route 66, et
dans la p'tite départementale, je déboite, une épaule ou n'importe quoi qui se déboite. Comme des raviolis par exemple.
"Un dernier mot ?"
"Clavicule."
C'est complètement débile une position de force. Suffit de pas se mettre à portée et de laisser l'homme ridicule à la puissance conditionelle ! Non, le mieux, c'est la force des choses. Il paraît
que c'est plus balaise que tout, même que si tu me crois pas j'appelle mon sèche-cheveux et il te pète les dents.
J'en ai marre d'ici, les montres sont trop molles et l'horizon trop court. Ce qu'il nous faudrait, c'est un bon feu de camp, youkaïdi, youkaïda, on danserait tous en rond et on aurait plein de
pouvoir d'achat.
Amène-moi là où les hyppos campent.
Un océan de chattes futiles, vous dites ? Pourquoi pas.
Si le temps est mou, la vie est dure. Du moins paraît-il, et de toute façon paraître ça convient à tout le monde. Moi j'aimerais bien être tout le monde, comme ça personne ne viendrait
m'embêter.
Plus important encore, tout cela ne règle pas le problème du pouvoir des chats. Ils ont déjà pris le contrôle d'Internet, demain ça sera nos pyramides !
C'est vrai, c'est pas vendeur la tristesse. Les débauches orgiaques, l'hypertrophie du convenu, ah ça oui ma bonne dame, mettez-m'en 200 grammes pour le 20 heures, j'attends des amis. Une bonne
maladie, comme ça c'est la faute à personne. Une guerre, un dictateur quelconque, si possible des enfants morts. Le clown sinistre qui vocifère entre deux, dix, quinze avocats, et on passe à
autre chose.
Mais une tristesse profonde à cause commune et à histoire banale, vous n'y pensez pas sérieusement. Et puis d'abord, qui ça pourrait bien intéresser.
Tu m'as pris pour un
emo ? Bien sûr que ma
chère et
tendre s'en est allée, et alors, tu crois que j'vais passer mon temps à lire du rimbaud ?
Passe-moi la tequila, une bouteille au moins ça trahit pas.
Il n'est pas des chansons comme des manteaux. Donne la moitié de ton manteau à un pauvre, vous aurez froid à tous les deux. Donne ta chanson à tous les vents, et advienne que pourra.
C'est donc confortablement emmitouflé dans une chanson (vous avez remarqué comme ces couples d'amoureux disent "notre chanson" ?) que tout cela commence.